L’histoire du prophète Chu’ayb, (que la Paix soit sur lui), et de son peuple est racontée dans la septième sourate du Coran, al-A’râf. Dieu le Tout-Puissant envoya Son prophète Chu’ayb, à Maydan en Jordanie, ou vivait un peuple d’Arabes. Les gens du lieu étaient avides et cupides. Ils ne croyaient pas en Dieu, et menaient une vie de vices et d’égarements.
Le mensonge et les fraudes dans les transactions commerciales étaient monnaie courante à Maydân. Le poids de la marchandise livrée était bien souvent inférieur au poids payé et les vendeurs ne reculaient devant aucune tromperie pour écouler leur stock.
Le prophète Chu’ayb,n’eut de cesse d’exhorter son peuple au bien, de le presser de remercier Dieu le Tout-Puissant pour tous ses bienfaits, d’abandonner les pratiques commerciales malhonnêtes. Mais les gens ne le prirent pas au sérieux.
Cet épisode est raconté dans le Coran : « Et aux Madyan, leur frère Chu’ayb : » Ô mon peuple, dit-il, adorez Allah. Pour vous, pas d’autre divinité que Lui. Une preuve vous est venue de votre Seigneur. Donnez donc la pleine mesure et le poids et ne donnez pas aux gens moins que ce qui leur est dû. Et ne commettez pas de la corruption sur la terre après sa réforme. Ce sera mieux pour vous si vous êtes croyants » » (Coran 7/85-).
En réponse, le peuple se saisit des biens du Prophète Chu’ayb (que la Paix soit sur lui), et de ceux de ses disciples et ils les chassèrent hors de la ville. Chu’ayb, que la Paix soit sur lui, implora alors son Seigneur et son invocation fut exaucée.
Dieu (loué soit-Il) fit s’abattre sur le peuple transgresseur une chaleur étouffante et le vent cessa de souffler pendant sept jours. Il n’y avait pas d’eau pour les rafraichir ni d’ombre pour les soulager de la chaleur. Ils partirent alors vers des espaces ouverts, et là s’éleva un nuage en dessous duquel ils s’assemblèrent. Alors qu’ils étaient tous rassemblés dans ce même lieu, Dieu (loué soit-Il) envoya de ce nuage une averse de cendres en fusion. La terre fut ensuite secouée par un tremblement de terre, et un souffle venu du ciel acheva d’exterminer tous les habitants.
Dans le coran Dieu (loué soit-Il) nous informe de l’avertissement du prophète Chu’ayb à son peuple : «Ô mon peuple, agissez comme bon vous semble. Moi aussi j’agis. Bientôt, vous saurez sur qui tombera un châtiment qui le déshonorera, et qui de nous est l’imposteur. Et attendez la conséquence de vos actes de meme que je l’attends aussi.
Lorsque vint Notre ordre, Nous sauvâmes, par une miséricorde de Notre part, Chu’ayb et ceux qui avaient cru avec lui. Et le cri terrible saisit les injustes, et ils gisaient dans leurs demeures, comme s’ils n’y avaient jamais prospéré. Que les Madyan s’éloignent comme les Thamûd se sont éloignés.» (Coran 11 /93-95).
Ceci est la fin tragique du peuple corrompu du prophète Chu’ayb, que la Paix soit sur lui.